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L’Hallux valgus: la prévention avant la chirurgie! 26 janvier 2013

Posté par une podologue en gironde dans : pédicurie,podologie,posturologie,santé du pied , ajouter un commentaire

L’hallux valgus est une déformation de l’avant-pied  fréquente qui concerne le plus souvent les femmes. Le gros orteil est dévié vers l’extérieur,  s’accompagne d’une saillie appelée « oignon », douloureuse et rentrant en conflit avec la chaussure.

Quelles sont les causes ?

Le facteur héréditaire est indéniable, il concerne par exemple l’orientation pathologique de l’os situé juste derrière le gros orteil (1° métatarsien). C’est d’ailleurs l’orientation inversée de cet os qui est responsable d’une angulation, d’une crosse faisant saillie sous la peau. Il peut s’agir également simplement de la longueur du gros orteil dépassant ses voisins et alors naturellement couché sur le côté dans la chaussure : c’est « le pied Egyptien ».

Les femmes sont de loin les plus concernées pour plusieurs raisons :

L’articulation à la base du gros orteil est anatomiquement peu stable, et la laxité ligamentaire féminine favorise sa déviation. Les chaussures à bout pointu resserrent l’avant du pied accentuant sa forme triangulaire, quant aux talons, ils font glisser le pied vers l’avant, là justement où la chaussure est la plus étroite.

La douleur est le symptôme maître de l’hallux valgus. Elle peut gâcher la vie des patientes au quotidien, poser des problèmes insurmontables de chaussage, voire supprimer toute envie de sortir et de se faire belle.

Ces douleurs sont liées au conflit direct de la saillie osseuse contre la chaussure, à la déformation articulaire elle-même, mais également aux conséquences sur les orteils voisins. En effet ces derniers subissent un excès de charge, se traduisant par des douleurs sous l’avant-pied, voire des rétractions en griffe.

La difficulté au chaussage est bien entendu liée directement aux douleurs,  à la forme triangulaire de l’avant-pied, et à la saillie excessive de « l’oignon ».

L’aspect esthétique est bien sûr à prendre en compte mais ne doit jamais constituer à lui seul une demande d’intervention.

Comment éviter ou retarder la chirurgie ?

On l’envisagera uniquement après échec des méthodes simples et peu agressives ci-dessus. Il faudra prendre en compte la douleur et ses conséquences sur la marche et sur le chaussage.

« L’épine calcanéenne » ou plutôt l’aponévrosite plantaire

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L’aponévrose plantaire superficielle, de forme triangulaire, est tendue entre la tubérosité postéro-interne du calcanéum et les articulations métatarso-phallangiennes des orteils. Les trois faisceaux fibreux qu’elle comporte joignent la face superficielle des muscles de la plante du pied . Ils s’insèrent en partie sur elle : l’abducteur de l’hallux pour le faisceau médial, l’adducteur du 5e orteil pour le faisceau latéral et le court fléchisseur plantaire des orteils pour le faisceau intermédiaire. L’insertion proximale, sur le calcanéum, est protégée par « un coussin adipeux aréolaire et des bourses séreuses, associés à un riche réseau veineux » . Quasi en continu avec le tendon d’Achille, elle fait partie du système suro-achilléo-plantaire. L’aponévrose plantaire est essentielle à la biomécanique du pied en participant au maintien de sa stabilité longitudinale et aidant à la propulsion. Son rôle important a été décrit par le Finlandais Bojsen-Möller sous le nom de Windlass Phenomen. Pendant la propulsion, les orteils font une extension et l’aponévrose est étirée. Pour éviter un étirement trop important, le calcanéum va effectuer une verticalisation (dans le plan sagittal) en même temps qu’une inversion (car l’aponévrose est insérée sur le tubercule médial du calcanéum). De cette façon, le pied se creuse et l’aponévrose a la même longueur. Ce gain de stabilité pendant la propulsion est nécessaire pour supporter le poids du corps.

Définition

L’aponévrosite plantaire est une inflammation de l’aponévrose due à une hypersollicitation sportive ou professionnelle de celle-ci. Les douleurs importantes associées, au niveau de la partie postéro-interne du talon respectivement sur son trajet et par des troubles statiques du pied, sont causées par une dégénération de collagène associé à des microdéchirures du fascia.

Etiologies (Causes)

Liste non-exhaustive

Young, Rutherford et Niedfeldt constatent également qu’une inégalité des membres inférieurs, une torsion tibiale externe excessive, une antéversion fémorale excessive ainsi qu’une rétraction et faiblesse des muscles du triceps sural (gastrocnémiens et soléaire) et des muscles intrinsèques du pied augmentent le risque d’apparition d’une aponévrosite.

Bien que souvent les problèmes au niveau de l’aponévrose soient des microfissures, une rupture totale peut également survenir. Elle surgit lors d’une impulsion importante sur une aponévrose fragilisée ou valide.

Examen clinique

Une douleur très vive, motif principal de la consultation, est ressentie par le patiente lors du premier pas hors du lit au matin ou après repos assis prolongé, puis la douleur se calme. En consultation, la douleur peut être reproduite pendant la palpation, en effectuant une flexion dorsale de la cheville ainsi qu’une extension des orteils. Parfois, une tuméfaction peut être constatée. Pour une rupture totale, ressentie lors d’un important craquement, s’accompagne par une douleur au talon ou sous la plante et d’une impotence fonctionnelle totale. L’observation montre un œdème et une ecchymose au niveau de la plante du pied.

Examens complémentaires

L’IRM

Examen complémentaire de référence, l’IRM permet une analyse très fine grâce à la possibilité de voir les lésions en images 3D. On pourra percevoir des lésions non visibles sur les radiographies, l’échographie ou le scanner.

L’échographie

L’examen par échographie permet une bonne appréciation de l’état de l’aponévrose (inflammation, rupture partielle ou totale, présence de nodules)

Remarque : La présence d’une épine calcanéenne, n’est pas nécessairement la cause de la douleur. L’apparition de l’épine traduit surtout l’hypertraction de l’aponévrose sur le point d’insertion du calcanéum. Selon les expériences de Peterson et Renström, seulement 3% des patients qui consultent pour une fasciite présentent une épine calcanéenne.

Traitements

-       Traitement préventif

-       Traitement curatif

L’algodystrophie des membres inférieurs

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Ces pathologies déconcertantes et complexes sont des affections inflammatoires qui touchent une articulation isolée, et qui sont d’origine nerveuse.

Ces affections sont toujours bénignes, mais elles sont très douloureuses et peuvent perdurer pendant plus de 6 mois.
Les symptômes.
On trouve souvent un traumatisme violent d’une articulation, ou un traumatisme psychique associé. La blessure, au lieu de guérir, fait de plus en plus mal. L’articulation devient chaude et sensible aussi bien aux mouvements que passivement jour et nuit.
La personne limite ses mouvements, mais l’articulation elle-même devient rigide.
La localisation.
N’importe quelle articulation peut être atteinte. Préférentiellement, l’épaule et le poignet donneront des algodystrophies. On voit aussi souvent des algodystrophies du genou ou de la cheville.
La radiographie est initialement normale, en dehors de l’affection qui a induit l’algodystrophie. Après un mois, le radiologue va constater une importante fuite de calcium : l’os va devenir transparent. La recalcification se fera totalement avec la guérison.
La scintigraphie osseuse permet de faire le diagnostic avant que la fuite de calcium soit visualisable.
L’algodystrophie peut parfois accompagner d’autres maladies.
Les traitements.
Ils sont multiples car aucun n’est parfait.

Ils ne semblent pas réduire la durée de l’affection : Ils réduisent surtout la douleur.
Une kinésithérapie trop rapide ou trop agressive risque de relancer la maladie.

Une consultation podologique pourra aider à soulager la douleur par des semelles de décharge.

L’hématome sous-unguéal (écoulement de sang sous l’ongle de pied)

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Causes

L’hématome sous-unguéal se manifeste comme conséquence soit d’un choc direct soit indirectement par traumatisme de la chaussure. Ce dernier cas de figure est constaté si la chaussure est choisie trop juste en ce qui concerne la taille en longueur respectivement si la longueur des ongles est trop importante.

Mécanisme d’apparition et situation

Les chocs sur la plaque unguéale créent une onycholyse (Décollement d’un ou de plusieurs ongles sur une portion plus ou moins importante).

Ce détachement va provoquer la rupture des capillaires et donc un écoulement sanguin sous l’ongle de pied.

On pourra alors observer l’apparition d’une tache plus ou moins importante et de couleur bleue.

Lors de chocs directs, la lésion se trouve évidement à l’endroit du choc. Les chocs indirects traumatisent le plus souvent la région matricielle.

L’écoulement sanguin va occuper un espace qui est très restreint et donc provoquer une pression importante.

Le résultat de cette pression est une douleur souvent très pénible et lancinante.

Traitement

Le traitement de l’hématome sous-unguéal, dans sa phase aigüe se fait chez le podologue. Il consiste à éliminer la pression qui y réside et de soulager le patient de ses douleurs. Après perforation de l’ongle à 2 à 3 endroits, on peut observer un écoulement séreux et hémorragique et noter un soulagement net des douleurs chez le patient.

Smekens décrit la procédure à suivre comme telle : Avec une seringue, on aspire le plus possible de liquide se trouvant sous l’ongle. Puis avec une nouvelle seringue, on injecte une solution aqueuse de Phénol à 4%. Cette solution a deux propriétés, une action germicide par dénaturation des protéines et une action d’anesthésiant local.

Pour finir le traitement, on applique un pansement (gaze) qu’on fait tenir par une gaze tubulaire.

Le patient est revu 48 heures après le traitement pour constater l’évolution. Après guérison complète on pourra, après avoir désinfecté l’ongle, combler les trous avec du silicone non-catalysé et réaliser une onychoplastie* partielle. Un nouvel ongle va commencer à pousser sous la plaque traumatisée et cette dernière va tomber d’elle-même.

Si par contre on est face à un patient présentant un hématome sous-unguéal récidivant, on devra analyser la ou les causes d’apparition. Préventivement, on conseille une coupe d’ongle régulière.

Si une coupe négligée n’est pas la cause, on va procéder à l’inspection de la chaussure pour vérifier si la place nécessaire est garantie.

En cas d’apparition régulière du à des chocs, le podologue peut réaliser une orthoplastie  qui va englober l’orteil et ainsi le protéger.

 

Hallux rigidus : j’ai mal au gros orteil qui se déforme de plus en plus !

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N’hésitez pas à consulter les archives, elles sont là pour répondre à toutes vos questions.

 

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C’est une arthrose de l’articulation métatarso phalangienne du gros orteil, limitant surtout l’extension dorsale de l’orteil du fait de saillies osseuses dorsales qui se développent.

La population la plus atteinte est l’homme vers 50 ans.

L’hallux rigidus est en général idiopathique (sans cause précise), mais il existe différentes causes qui sont :

- Cause traumatique : entorse, luxation du Gros Orteil

- Microtraumatismes dus à des chaussures trop petites, morphotype égyptien, sport ou profession (foot, danse, chaussures de sécurité)

Il existe aussi des facteurs favorisants :

Troubles statiques du pied qui entraînent une hyper pression de l’articulation métacarpo phalangienne, pied valgus, pied creux, …

Facteurs dystrophiques acquis ou congénitaux : Ostéochondrite de la tête de M1, séquelles d’algoneuro-dystrophie, immobilisation prolongée (plâtre)

Certaines pathologies générales : – Arthrose, spondylarthropathie (spondylarthrite ankylosante et rhumatisme psoriasique), goutte.

 

L’hallux rigidus juvénile

Forme que l’on retrouve chez l’adolescent avec une importante atteinte fonctionnelle où l’enraidissement est présent, quoique limité, mais la douleur importante à la flexion dorsale avec une augmentation de volume locale signant un œdème de l’interligne articulaire.

 

Dans un cas comme dans l’autre il existe un blocage progressif de l’articulation qui entraîne une douleur à la flexion dorsale du gros orteil. Au début de la souffrance c’est le passage au dernier temps du pas ainsi que sur la pointe des pieds qui est difficile et est responsable d’une adaptation de la marche « à la douleur » en essayant de ne pas mobiliser l’articulation.

L’orteil se déforme progressivement en barquette (ou hallux érectus).
Peu à peu l’articulation va s’immobiliser totalement.

 

Il existe trois stades :

- 1er stade : – Souvent asymptomatique, soit aucune douleur, soit une douleur minime qui survient lors de l’extension du gros orteil. La mobilisation est très peu limitée.

- 2ème stade : – Phase d’arthrose constituée. La douleur est variable (inexistante, intermittente, continuelle). On aura une limitation de l’extension du gros orteil accompagnée d’un craquement caractéristique. La douleur est recréée à la mobilisation. Hyper extension de l’articulation inter-phalangienne : orteil en barquette.

Ostéophytes dorsaux au niveau de la 1ère tête métatarsienne.

Bilan cutané : - Hyperkératose sous l’IP du GO (correspondant au nouveau pilier antero-interne), hyperkératose sous la tête de M5 correspondant à un varus antalgique ou adaptatif. Au niveau des ostéophytes, on retrouve une peau rouge, amincie, qui peut s’accompagner d’une bursite (conflit avec le chaussant). L’ongle du gros orteil est traumatique (épais, déformé, présente un hématome, des cors).

- 3ème stade : – Stade d’ankylose : la rigidité est totale et il n’y a donc plus de douleur.

 

IV. LA MARCHE :

Elle est altérée de plusieurs façons : les pieds sont en dedans, le pas raccourci, les trois phases de la marche sont alors inexistantes (l’appui se fait uniquement sur le bord interne de la chaussure).

V. BILAN RADIOLOGIQUE :

On retrouve les signes d’arthrose.

VI. TRAITEMENTS :

- Médical avec des anti inflammatoires et des anti douleurs

- Kinésithérapie.

- Chirurgical.

- Pédicural :

- l’on traitera les épaisseurs de « corne » au niveau du gros orteil et du pied, les maladies de l’ongle « en souffrance ».

- confection d’une orthoplastie protectrice de la collerette ostéophytique

- Podologique : en prenant en compte la globalité du pied et le trouble statique. Un bilan soigneux permettra de déterminer la meilleure conduite à tenir.

- Conseils : – éviter les talons hauts (pas plus de 4 cm), empeigne (dessus des chaussures) haute et large avec un cuir souple, un relever du bout important

Souvent méconnue, la fracture de fatigue du pied

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Une fracture de fatigue est une fracture survenant sans traumatisme évident et sur un os non pathologique.

Elles résultent de la répétition, au point de moindre résistance de l’os, de micro-traumatismes.

La fracture de fatigue la plus fréquente au niveau des pieds est celle du 2ème métatarsien car ce dernier est le plus long et car sa base est fixe. Le siège de la fracture est le plus souvent au niveau du col, de la base ou du 1/3 moyen.

Il existe d’autres localisations, mais beaucoup plus rares.

Il faut y penser devant les signes suivants recueillis après un interrogatoire minutieux :

L’interrogatoire sur les événements passés est très important et doit être précis car la douleur survient en retard sur le choc.

Le diagnostic positif est facile lorsqu’il existe un début brusque : le sujet présente une douleur aiguë au cours d’une marche ou d’un départ de course rapide. La douleur est brutale, au niveau du pied avec impotence fonctionnelle et parfois perception d’un craquement.

Au bout de quelques jours, la douleur est mécanique, sans hématome, mais avec un œdème au dos du pied. La palpation retrouve un point douloureux précis.

Lorsqu’il s’agit d’un début progressif, le diagnostic positif est plus difficile : cette forme est plus rare et se caractérise par une douleur modérée et un œdème d’installation lente, surtout en fin de journée.

Les examens complémentaires :

Les signes radiologiques sont en retard par rapport à la douleur et ceci ne permet donc pas un diagnostic positif précoce.

En effet, les premiers jours, la radiographie est muette, ou ne montre qu’une discrète fissure : l’on ne peut que soupçonner la fracture de fatigue.

Au bout de trois semaines, l’image est caractéristique : le foyer de fracture est décalcifié et on voit apparaître l’amorce du cal périphérique.

Seule la scintigraphie osseuse permet d’apporter rapidement la certitude du diagnostic, car elle montre très précocement une hyper-fixation au siège de la fracture : c’est l’examen de choix.

On peut également utiliser le scanner (surtout dans les localisations fémorales).

Les causes à écarter :

La fracture de fatigue est souvent méconnue et fait parler de rhumatisme.

Un diagnostic différentiel est à faire, selon la localisation, avec :

- la maladie de Thomas MORTON

- une luxation d’un os du pied

- un œdème veineux

- une crise de goutte

- une tumeur bénigne ou maligne

- une algoneurodystrophie

- des sésamoïdes en bipartita

Les sujets à risque :

La fracture de fatigue survient dans deux groupes différents de population :

- les adultes jeunes de 18 à 30 ans soumis à une activité physique intense.

Ex : soldats, danseurs professionnels, coureurs, sauteurs

On ne retrouvera jamais de fracture de fatigue chez les enfants car l’os présente une certaine souplesse.

Dans tous les cas, on retrouvera la notion d’un surmenage.

- les sujets d’âge mur, surtout chez les femmes ménopausées et dans le cas de surcharge pondérale

La notion de surmenage est moins évidente, mais il faut aller à la recherche d’entorses à répétition ou de station debout prolongée (vendeuse).

Il faut distinguer les fractures de fatigue des fractures de la ménopause par ostéoporose.

L’évolution et le traitement des fractures de fatigue du pied :

Avec ou sans traitement, la fracture se répare (consolide) toujours.

Si elle n’est pas traitée, elle mettra 6 à 8 mois à consolider au lieu de 3 mois.

Le traitement consistera avant tout à la suppression de l’appui et à un repos.

La chirurgie a très peu de place car les déplacements sont faibles et l’os est déjà fragilisé. Cette chirurgie ne se conçoit que dans les formes très déplacées.

Le rôle du podologue :

Son rôle est le diagnostic et l’orientation radiologique.

De plus, il concevra des orthèses plantaires de répartition de charge une fois la consolidation obtenue

Avant celle-ci, il proposera un appareillage qui évitera l’appui au niveau de la zone douloureuse.

Les fonctions du pied

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L’on est tous les jours dessus et on le connait si peu…

Absorption

Pour amoindrir l’importance de la propagation de l’onde choc, lors de la pose du pied au sol, vers les tissus adjacents, le panicule adipeux qui se trouve sous le pied va filtrer une partie de ces chocs.

Amortissement

Ce phénomène physique est géré par l’articulation sous-talaire. Une pronation de 4° à ce niveau permet un amortissement correct des forces réactionnelles du sol au moment de l’attaque-talon.

Adaptation au sol

La mobilité articulaire permet une bonne adaptation du pied à la nature du terrain.

Equilibre

Le pied, via les capteurs proprioceptifs qui se trouvent dans la sole plantaire, contribue à la conservation de l’équilibre corporel.

Propulsion

Le pied aide à la propulsion du corps vers l’avant grâce à la puissance de ses muscles.

En étudiant ta chaussure et ses déformations, je te dirai comment tu marches.

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En effet, le podologue est capable, en regardant l’usure et les déformations de vos chaussures de déterminer d’une part, votre façon de marcher et d’autre part le plus grand nombre de vos pathologies en dynamique (c’est-à-dire lorsque vous marchez).

Pour la pathologie en statique (station debout immobile), l’examen postural et l’examen classique podologique sera indispensable.

Retenez donc que l’étude des chaussures est le reflet du comportement du sujet en dynamique.

Le podologue expérimenté retiendra dans son examen les points suivants :

Vous le voyez, l’observation est très technique ; il vaut mieux la confier à un professionnel du pied.

Aussi, en sus de votre dossier radiographique, amenez chez votre podologue une ou deux paires de chaussures que vous portez habituellement.

Elles seront riches d’enseignements sur vos habitudes de marche et sur les corrections à apporter pour votre mieux-être.

Des orteils pas comme les autres : Les affections congénitales des orteils

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Chez le nouveau-né, les affections congénitales des orteils doivent être dépistées le plus tôt possible afin d’adapter un traitement permettant de corriger les déformations, lorsque cela est possible.

Certaines affections congénitales des orteils peuvent concerner seulement les orteils, mais parfois aussi les métatarsiens.

En plus des problèmes esthétiques, ces malformations peuvent aussi entraîner une gêne au chaussage.

Ces malformations sont souvent dues à une anomalie génétique, embryologique ou fœtale. Il y a donc une notion de pathologies héréditaires.

LES DIFFÉRENTS TYPES :

· Syndactylie :

- C’est la soudure de deux orteils voisins.

- Elle peut être totale ou partielle, membraneuse ou osseuse.

- Dans la syndactylie membraneuse, il existe une membrane lâche et transparente qui unit les orteils de la commissure à l’extrémité distale, ou simplement jusqu’à la deuxième phalange.

- Dans la syndactylie osseuse, il peut y avoir fusion de la première phalange et parfois même absence d’une phalange.

· Anomalies numériques par défaut :

- Oligodactylie : – absence congénitale, souvent incomplète, d’un orteil

- l’orteil est entaillé de sillons plus ou moins profonds

- l’extrémité de l’orteil est souvent hypertrophiée

- lorsqu’elle est complète, on retrouve un moignon lisse, arrondi et bien modelé

- Ectrodactylie : – absence des 3 orteils moyens, et parfois de leurs métatarsiens

- le pied forme une pince de homard

· Anomalies numériques par excès :

- Polydactylie : – on a plus de 5 orteils

- c’est la plus fréquente et touche généralement le 1er rayon et parfois le 5ème

- il peut y avoir un métatarsien en plus qui, dans ce cas, retrouve 2 phalanges basales

- mais parfois, il y a seulement une phalange distale en plus

- l’orteil est de dimension réduite, mais, s’il y a un rayon surnuméraire, il est bien proportionné et peut nécessiter une exérèse en cas de difficulté pour se chausser

- Hyperphalangisme : – on retrouve une phalange en plus

· Anomalies de forme et d’orientation :

- Camptodactylie : – malformation dans le plan sagittal

- il s’agit de griffes, rarement congénitales, ou alors associées à une malformation du reste du pied

- les griffes congénitales peuvent être proximales, distales ou totales, mais le plus souvent, elles sont caractérisées par des griffes inversées, ou en col de signe

- elles touchent le plus souvent le deuxième orteil

- il faut les détecter le plus tôt possible, dès l’enfance, pour adapter un traitement par kinésithérapie permettant de corriger les déformations

- Clinodactylie : – malformation dans le plan transversal

- Quintus varus : – il est souvent bilatéral et assez fréquent

- il est mieux toléré chez l’homme que chez la femme à cause du chaussant

- il n’existe pas de déviation du métatarsien (différence avec l’angulation du 5ème métatarsien)

- cette pathologie présente une adduction et une rotation du 5ème orteil

- l’adduction entraîne le plus souvent un supraductus du 5ème sur le 4ème orteil

- c’est une déformation récidivante, qui se fixe progressivement par des rétractions capsulo-ligamentaires

- comme complication, on peut retrouver un cor interdigital dans le 4ème espace, ou en latéral externe

- un traitement par orthoplastie protectrice peut être suffisant, mais parfois, il faut avoir recourt à la chirurgie

- Crosse latérale du gros orteil : – c’est une déformation de l’inter-phalangienne de l’hallux

- Hallux abductus : – l’hallux est de largeur normale et est dans la continuité de l’axe de M1

- il y a une ouverture du 1er espace : pied ancestral

- il évolue très souvent vers un hallux valgus

- un traitement par bandage élastique dans les 1er mois de la vie rend le pronostic plutôt bon

- Chevauchement d’orteils : – supraductus et infraductus

- conflits avec les orteils voisins

· Anomalies dimensionnelles :

- Microdactylie : – elle atteint tous les orteils qui sont anormalement petits

- Mégadactylie : – elle peut être associée à une syndactylie

- l’hypertrophie concerne la peau et l’appareil ostéo-articulaire

PRINCIPES THÉRAPEUTIQUES :

Ces affections congénitales doivent être dépistées le plus tôt possible et on doit rechercher si la déformation est réductible et bilatérale.

Les traitements auront pour but de rendre le pied indolore, facile à chausser et esthétique.

Les différents traitements peuvent être :

- La kinésithérapie : étirement, traction, contention, stimulation musculaire

- La pédicurie-podologie : exérèse des cors dorsaux ou interdigitaux, orthoplastie correctrice ou contention, orthoplastie protectrice chez l’adulte qui ne veut pas avoir recourt à la chirurgie.

- La chirurgie en cas de conflits douloureux avec le chaussant et en cas de gêne esthétique

De nos jours, ces pathologies sont dépistées à la naissance et traitées précocement : il n’y donc pas de séquelles.

Les critères pour choisir une bonne chaussure : Cendrillon, aide-moi !

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Seront considérés : la forme générale de la chaussure, le contrefort, la semelle, le talon et enfin le chaussant.

La forme générale de la chaussure

- Le bord interne doit être rectiligne et ne pas partir obliquement vers le milieu de la chaussure sous peine de repousser votre gros orteil et de faire naître un conflit douloureux ainsi qu’une déformation. Le gros orteil est dévié vers l’extérieur !

- La pointe ne doit pas trop se resserrer sur les orteils.

Il convient de faire appel à quelques artifices pour chausser confortablement des chaussures pointues soit créer une pointe au-delà de la longueur des orteils, soit élargir légèrement l’avant-pied à la hauteur des têtes pour pouvoir repartir un peu obliquement  vers le milieu ensuite.

- La largeur, comparativement à la largeur de notre avant-pied (9cm en moyenne), la chaussure ne devrait pas être plus étroite de plus de 5 à 10mm sinon le pied sera comprimé au-delà du raisonnable.

- La longueur doit être vérifiée systématiquement du côté de votre pied le plus fort, votre orteil le plus long doit être distant du bout de la chaussure d’un bon 1/2cm afin de s’adapter aux variations de volume au cours de la journée. Les pieds sont plus gonflés vers la demi-journée, et au-delà, que le matin.

Le contrefort a pour rôle d’assurer la stabilité du talon dans la chaussure. Le contrefort devra donc avoir une bonne prise en emboîtant correctement le talon, tout en restant confortable pour ne pas le blesser. Sa forme et sa hauteur tiendront compte de la forme de votre calcanéus (os formant la saillie du talon).

La semelle a plusieurs fonctions à assurer :

- L’amorti, en absorbant une partie de l’onde de choc lors de l’attaque du pas au sol

- La stabilité de l’appui, en gardant une certaine rigidité et surface de contact au sol

- L’adhérence, grâce aux matériaux utilisés et aux sculptures ayant un rôle antidérapant.

- La propulsion, grâce à une zone de flexion au niveau des articulations métatarso-phalangiennes (articulation entre les orteils et le corps du pied) favorisant le déroulement du pas.

La chaussure posée au sol et regardée de profil doit présenter un talon parfaitement posé à plat sur toute sa surface, en même temps que l’avant du pied, sans mouvement de bascule d’avant en arrière.

Lorsque la semelle est très épaisse et rigide (talons hauts compensés), l’idéal est qu’elle soit biseautée à ses 2 extrémités pour faciliter le passage du pas.

Le talon   

-  Sa hauteur

Bien qu’il soit aujourd’hui clairement établi qu’une chaussure complètement plate n’est ni bonne pour le dos, ni pour la posture, ni pour le pied dont l’arrière supporte alors environ 70%
du poids du corps, pas question pour autant de vous croire tout permis en vous autorisant toutes les extravagances.

Vers 2-3cm de talon, les pressions entre avant et arrière-pied s’équilibrent à peu près,

Vers 5cm la charge sur l’avant-pied augmente d’environ 57%,

Vers 8cm elle atteint 76%, favorisant les déformations et les métatarsalgies (douleurs d’appui de l’avant-pied).

Pour vous cendrillons, n’excédez donc pas les 3 à 4cm de talon pour un bon compromis entre élégance, féminité et confort au quotidien.

Pour vous princes charmants, le talon ne dépassant que très rarement les 1,5 à 2cm, aucun souci.

Sachez que porter en permanence des chaussures à talon entraîne avec le temps une rétraction du tendon d’Achille préjudiciable et irrémédiable.

- Sa largeur : aussi importante que la hauteur, la largeur du talon est primordiale pour la stabilité du pied lors de la marche. Un talon fin ou « aiguille » accroît l’instabilité, génératrice de fatigue, de douleurs et d’accidents. L’idéal est un talon bottier, voire complètement compensé.

Le chaussant

Le confort général dépend de la forme, de la courbure, du talon, de la fabrication, des matériaux, du mariage heureux de l’anatomie de vos pieds avec la chaussure.

Des talons hauts et des chaussures pointues « qui déchirent », c’est sûr, c’est magnifique, féminin, sexy et top tendance …

On est bien d’accord, ces modèles devront être réservés aux occasions particulières et exceptionnelles. Au quotidien, choisissez quelque chose de moins dangereux pour vos pieds.

Souffrir pour être irrésistible, oui mais, ….pas trop longtemps, vos pieds vous accompagneront toute votre vie! La chaussure idéale n’agressera pas vos pieds.

Un pied particulier pourra nécessiter un conseil spécialisé auprès de son podologue : en lui présentant vos chaussures habituelles ; il étudiera leur usure en regard de la forme de vos pieds et vous éclairera dans votre choix.

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